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Coupures de presse sur Saint-Oyens

Saint-Oyens prend le train de la fusion en marche

 

La Municipalité souhaite rejoindre  le projet de mariage autour d’Aubonne. Le Conseil se prononcera fin avril

 

Michel Dubois, syndic de Saint-Oyens, en est convaincu: "Une fusion apporterait plus d’avantages que d’inconvénients à notre village, que ce soit en termes d’infrastructures, de finances ou d’offre de loisirs. "Fortes de ce constat, les autorités de la localité de 317 habitants souhaitent faire le grand saut en rejoignant le projet de fusion entre Montherod, Saubraz et Aubonne (24 heures du 7 mars). Le Conseil de Saint-Oyens se prononcera le 30 avril sur un préavis d’intention.

 

De prime abord, ce choix paraît surprenant. Saint-Oyens, situé à mi-chemin entre Gimel et Essertines-sur-Rolle, se trouve en dehors des grands axes: on ne s’y rend pas par hasard. Une route cantonale rejoint en effet Gimel sans passer par Saint-Oyens. Plus surprenant, son territoire n’est pas contigu à celui des trois autres localités qui pensent mariage. "Ce n’est aucunement un problème, assure Michel Dubois. Notre Commune faisait partie de l’ancien district d’Aubonne et nous avons toujours gardé des affinités avec l’ancien chef-lieu." Un avis que partage Laurent Curchod, Monsieur Fusion du Canton: "La loi n’exige pas qu’il y ait une continuité des Communes. Cela s’est déjà produit du côté de Cugy."

 

Opportunité Plusieurs raisons poussent aujourd’hui la Municipalité à se lancer dans ce rapprochement. "Nous avons de plus en plus de peine à trouver des candidats lors d’élections complémentaires", poursuit le syndic. Par ailleurs, les charges financières toujours plus importantes sont aussi mises en avant par les autorités pour justifier le mariage intercommunal.

 

 

Dans le village, ces arguments semblent faire mouche. "Cela ne va pas changer grand-chose dans la vie de notre localité, cette fusion est avant tout administrative, lance un agriculteur, qui travaille dans son champ. Nous conserverons nos sociétés locales. Personnellement, je suis convaincu par cette fusion." Un peu plus loin, dans son jardin, une habitante renchérit: "Nous pourrons aussi bénéficier d’une administration qui aura des horaires plus élargis qu’actuellement."

 

La volonté de l’exécutif d’unir son destin à celui d’autres Communes ne date pas d’hier. Les autorités avaient déjà tenté un rapprochement avec des localités du pied du Jura, comme Gimel, Saint-George ou encore Essertines-sur-Rolle. "Nous avons essayé de trouver des solutions avec nos voisines, sans jamais y parvenir, explique Michel Dubois. Aujourd’hui, j’estime qu’il faut savoir monter dans le train quand il passe devant nous."

 

Ailleurs dans la région, aucune autre Commune n’a, pour l’heure, manifesté son intérêt à rejoindre ce groupe. Pour autant, Féchy et Allaman viennent d’envoyer un questionnaire à leurs habitants pour connaître leur avis sur une quelconque fusion. Si Allaman laisse la porte ouverte concernant le projet avec Aubonne, Féchy est plus catégorique. "Dans un avenir proche, nous n’allons pas rejoindre Aubonne", souligne Carole Bettems, syndique de Féchy.

 

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Un saint local oublié

 

Oyend est une déformation romane du nom latin Eugendus. Il s’agit d’un saint local bien connu car, peu après sa mort, un moine a rédigé sa biographie. Oyend naît dans le Jura français vers 450. Agé de 7 ans, il rejoint le premier monastère qui vient d’être fondé au nord de la Gaule. La maison s’appelle alors Condat. Elle prendra bien plus tard le nom de Saint-Claude.

 

Oyend, comme moine, fera ses armes sous la direction des deux frères qui ont fondé l’abbaye, saints Romains et Lupicin. L’aîné fondera d’ailleurs le premier monastère de Suisse, Romainmôtier, dans les années 470.

 

Oyend devient, en 496, le quatrième abbé de Condat. Pour canaliser l’enthousiasme des débuts, il va imposer une règle à son institution. Ce qui ne va pas sans mal puisqu’il doit essuyer une révolte des anciens; mais il parvient, par son autorité, à imposer ses vues. Son biographe lui prête une grande sollicitude, ainsi que le don de prévoir l’avenir. Oyend meurt le 1er janvier 512. Si son culte reste surtout local, on connaît quelques églises qui lui sont dédiées et qui ont donné leur nom à trois villages: il existe un Saint-Oyen en Savoie, un second dans la Val d’Aoste. Saint-Oyens à La Côte étant la troisième commune qui a pris le nom du saint patron de l’église paroissiale. Il semble que le territoire de cette commune ait appartenu au monastère de Saint-Claude au début du Moyen Age. Cela expliquerait pourquoi il a comme patron un ancien abbé de cette institution.

 

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